Photographe-plasticien, je travaille depuis plusieurs années sur le concept du savoir.
Savoirs que je représente par des séries photographiques d’objets ou d’éléments choisis pour leur esthétique, leur richesse historique et leur charge symbolique.
Ces familles d’objets utilitaires, vecteurs de la connaissance et de la découverte, concentrent la mémoire passée présente et future d’un lieu. Avec le temps, l’usure, ils en deviennent la trace emblématique discrète.
Techniquement, cela se traduit par des photographies grands format en noir et blanc, prises à la chambre, de face, telles des cibles, dans la lumière ambiante d’un espace dont c’est la seule apparition.
Les tirages sont ensuite détourés et assemblés sur des structures en aluminium afin d’obtenir une plus forte impression de relief.
Ainsi pointé, l’objet devient à la fois emblématique et étrangement énigmatique.
Mon travail s’intéresse aussi à l’histoire des institutions où le “savoir” est conservé ou enseigné ainsi qu’à des lieux plus secrets ou la notion de savoir est plus diffuse.
Bibliothèque Nationale de France (Série des écritoires)
Bibliothèque Vaticane (Fichier des manuscrits) ;
Bibliothèque Mazarine (Série des écritoires) ;
Amphithéâtres de la Sorbonne et de Sciences Po (Tableaux noirs) ;
Palais Farnèse, Rome (Coffres-forts) ;
Bourse de Paris, (Tableaux de cotations) ;
Observatoires de Nice et de Paris, (Coupoles)
A travers cette oeuvre, le but que je recherche est de permettre à l’oeil d’explorer une infinité de détails insoupçonnés et révélateurs de l’image.
Philippe Gronon.
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